écriture·Santé/mieux-être

#Défi d’écriture : Le « healthy » et moi.

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C’est grisant, de penser que l’on maîtrise son corps et son esprit. Faire son sport, libérer des endorphines, se défouler, décharger, développer sa masse musculaire, bien s’hydrater, manger des repas équilibrés, se complémenter parce que notre nourriture s’appauvrit d’années en années*, faire quelques minutes de méditation pour faire le vide en soi, rire au moins 10 minutes par jour… c’est non seulement bon pour notre corps, mais j’imagine aussi à quel point ce doit être grisant. La sensation de prendre son corps en main, de se sentir bien sa peau, de sentir que l’on fait ce qui est bon pour soi.

Il y a juste un petit hic, un petit quelque chose qui m’agace. Je m’intéresse à tout ça, ce qui fait que je suis amenée à lire sur le sujet. Et j’en vois beaucoup qui affirment que tout cela serait capable de repousser la maladie et toutes les vicissitudes de la vie, grâce à tous les efforts déployés et à la pensée positive. C’est là où le bat blesse, pour moi. Le « healthy », je l’aime depuis que je le connais et je le pratique depuis presque autant de temps. Au fil du temps et de ma formation de naturopathie, j’ai plus que compris son importance capitale, surtout à notre époque où nous avons des challenges qui n’existaient pas avant. L’homme a cru dompter la nature, et nous croyons maintenant pouvoir nous dompter nous-même.

Je suis d’accord jusqu’à un certain point. Je suis d’accord que l’on peut mettre toutes les chances de son côté, et agir à notre échelle. Par contre, penser que l’on peut tout changer, que l’on a prise sur tout, pour moi, ce sont des illusions. Je ne crois pas que le « healthy » nous sauvera de tout. Aujourd’hui, il faut « rêver grand », il faut penser que tous nos rêves sont réalisables, que tout est possible si on s’en donne les moyens, que si on est optimiste il ne nous arrivera rien de « mauvais » parce qu’on cultive le bon…

Et moi j’ai cette autre définition du healthy. Probablement à cause, (ou grâce ?) à mon expérience, qui m’a fait voir cette mode sous un autre angle (j’en parle ici et ici). J’étais aux anges, l’autre jour lorsque ma maladie chronique m’a laissé 10 minutes de mieux-être pour faire du yoga, juste une salutation au soleil. C’était limite exaltant, de pouvoir le faire pour la 1ère fois depuis des mois. De pouvoir m’étirer comme un chat, et faire bouger mes muscles avec bienveillance. Tout comme c’est génial pour moi de voir au quotidien que je ne suis absolument pas addict au sucre, et que je peux vivre sans. À l’époque où je méditais, c’était autant d’instants de sérénité et de plénitude.

Mais franchement, je mentirais si je disais que ça ne me ronge pas de ne pas pouvoir manger au moins un peu de fromage. J’aime les légumes et je ressens le besoin d’en manger, mais je serais triste si je ne devais manger que ça. Lorsque je me lève du mauvais pied, que je suis épuisée ; je m’épuiserais encore plus à me forcer à être positive, quand je sais que ma fatigue fait que je ne peux qu’être fatiguée moralement aussi. Et puis… c’est encore plus fatigant de vouloir tout contrôler ainsi. Mon corps, je ne le contrôle pas, j’ai pourtant essayé (oui oui, j’aurais bien aimé ^^). Mais non, il vit sa vie, je suis autant spectatrice…  qu’actrice. J’essaye de l’aider du mieux que je peux.

J’ai découvert que j’aime autant me laisser tranquille, que vivre « healthy ». J’ai envie de me foutre la paix, mais de prendre soin de moi. D’apprendre à connaître mon corps, car il est d’une grande aide lorsqu’il est capable de me mener à mes rêves. Si c’est mon âme qui rêve, mon cerveau qui réfléchit, c’est mon corps qui peut m’y mener. J’aime apprendre ce dont il a besoin et lui apporter, si je le peux.

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Et puis, comment parler du healthy en éludant the one… celle qui nous regarde vivoter et qu’on écoute si peu… j’ai nommé : la Terre. The planet Earth. Gaïa. La planète bleue. (D’ailleurs, c’est sa journée aujourd’hui. J’espère qu’un jour il n’y aura plus besoin de lui réserver juste une seule journée dans l’année).

Vous et moi, on ne se connaît peut-être pas, on n’a peut-être rien en commun : sauf une chose, c’est qu’on vit sur la même planète. (Sinon venez me parler, parce que ça m’intéresse de parler avec des extra-terrestres 😀). Et que vous viviez dans une grotte ou non, vous ne pouvez pas ignorer qu’il est fait n’importe quoi avec cette belle planète. Elle est magnifique, on y trouve 1001 paysages différents les uns des autres, certains plus époustouflants que d’autres ; elle nous fournit en cacao, en fleurs, en vin, (en cafards)… et malgré tout ça, on ne trouve rien de mieux que l’arroser de produits chimiques qui la détruisent jour après jour, qui épuisent ses réserves minérales* ; on la pompe jusqu’aux dernières réserves en souriant parce qu’on a l’esprit trop étriqué pour s’imaginer qu’un jour il n’y en aura plus. Ou parce qu’on préfère la richesse du porte-feuille au fait de donner un avenir aux prochains êtres humains qui fouleront la terre de cette planète, qu’il s’agisse de nos enfants ou de ceux des autres. Alors, si chacun pouvait déjà avoir conscience qu’elle a beau être fort généreuse, elle a ses limites aussi. Et si chacun pouvait faire à son niveau ce qu’il faut pour qu’elle soit respectée, ce serait juste formidable. Et plus personne ne pourrait me dire que je suis pessimiste sur l’avenir :-D. Je sais, ce n’est qu’un rêve. Mais pour le coup, je préfère rêver qu’abandonner et me livrer à des aberrations.

Et pour finir, voici 3 blogs que j’aime lire régulièrement :

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#Défi d’écriture : Femme aux 1000 visages

Aujourd’hui, je participe pour la 1ère fois au défi d’écriture du café des blogueuses. Je vous laisse découvrir le thème que j’ai choisi parmi les 3 proposés avec la suite 😉 … j’ai choisi de me l’approprier un peu à la manière d’un petit « conte » avec une idée bien précise derrière. Je tiens seulement à préciser, la réflexion que je mène ici a ses limites, évidemment elle n’est pas toujours vraie… mais j’avais envie de parler d’une facette que je trouve intéressante 🙂

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C’est une femme aux 1000 visages. Toujours bien habillée, elle s’invite souvent sans demander la permission. Un jour elle arrive à doux pas feutrés ; l’autre elle brise la porte d’entrée en hurlant et débarque dans le salon en faisant comme chez elle… peut-être est-ce parce qu’elle n’a pas de domicile qui lui est propre. En fait, chez elle c’est partout. On la retrouve à tous les coins du monde ; chez les « privilégiés », chez ceux qui cherchent de l’aide… même ceux qui sourient jour après jour avec leur beau visage l’ont forcément rencontrée chez eux. Elle est partout…

Mais personne ne l’aime. Rare sont ceux qui ont songé à la prendre dans leurs bras, à la rassurer. Lui dire qu’ils la comprennent. Combien ont regardé ce qu’elle portait en elle comme un trésor ? Ne dit-on pas que la fleur de lotus, si belle et semblant si pure, grandit dans la boue ?

Le problème, c’est qu’elle a beaucoup de courage, et qu’elle n’a pas souvent rencontré quelqu’un qui en avait autant qu’elle. C’est pour cela qu’elle est une femme qui ne connaît que la solitude. Tout le monde lui préfère sa sœur jumelle, bien plus rayonnante ; cette grande femme dont les yeux pétillent comme si une myriade de petits soleils vivaient en elle. Celle-là, qu’elle soit invitée ou non ; elle est rarement repoussée. Elle est toujours attendue, et on met les petits plats dans les grands pour l’avoir à sa table. Certains passent leur vie à l’attendre, d’autres se tuent à la tâche pour ne serait-ce qu’un regard de sa part. Elle est un but, une finalité ; une recherche permanente.

Mais sa sœur, femme d’ombre ; elle est vue comme un échec. Parfois comme un éternel recommencement dont on ne se défait jamais. Pourtant, elle attend désespérément que quelqu’un la regarde réellement et écoute ce qu’elle a à dire. Si son côté destructeur est indéniable, une légende dit qu’elle peut aussi consoler et réconforter… que ses mots sont plein de sagesse, que sa venue est porteuse de réalisations qui passent parfois inaperçues. Lorsque doucement elle part, l’être chez qui elle s’est invitée peut retrouver une nouvelle vision, une nouvelle façon de voir les choses. Encore faut-il avoir trouvé le courage en soi, celui qui permet de La regarder en face. Celui par lequel elle se sent moins seule, l’espace d’un instant. C’est alors que, pleine de reconnaissance, elle distille ses petits cadeaux par ci, par là.

Et si c’était vrai ? Si l’on redonnait sa noblesse à la Tristesse, au lieu de courir en permanence après la Joie ? Victor Hugo ne disait-il pas que « ce qui fait la nuit en nous peut laisser en nous les étoiles » ?

Voilà pour la fin de ce défi d’écriture, j’espère qu’il vous aura plu ! Et maintenant, je vous partage 3 blogs que j’aime lire régulièrement :